Racheter une entreprise : Tout ce que vous devez savoir

Plutôt que de créer une entreprise, il est possible de racheter une entreprise.

C’est une opportunité pour prendre de l’avance : vous gagnez plusieurs années et réduisez le risque de ne pas trouver votre marché.

Le rachat d’une entreprise va permettre d’acquérir les bases du business : son fichier client, ses salariés, son nom…

Voici les étapes à respecter pour minimiser les risques concernant le rachat d’une entreprise

Déterminer le type d’entreprise à reprendre 

Définir le type de société à reprendre est la toute première étape du rachat des entreprises. Cela permet de définir clairement son projet de rachat d’entreprise en délimitant le secteur d’activité, la taille de l’entreprise, la zone géographique, la clientèle… 

Lors de l’opération, le rachat devra donc cibler des entreprises en cohérence avec le projet personnel et les ambitions de développement de l’entrepreneur. Cette phase permet à l’entrepreneur de montrer son côté sérieux et motivé pour cette reprise. 

évaluation entreprise

Commencer à rechercher des opportunités 

Après cette première étape (pour bien cadrer le projet), l’entrepreneur devra commencer à chercher l’entreprise à reprendre.

Au cours de cette phase, l’idéal pour l’entrepreneur est de disposer d’autant de réseaux possibles. Il pourra donc effectuer ses recherches par :

  • Prospection directe ;
  • Annonces ;
  • Organismes de prêt ;
  • Réseaux d’entrepreneurs ;
  • Plateformes de mise en relation, etc.

Un autre moyen efficace pour trouver des entreprises à reprendre est de se fier au bouche-à-oreille.

Quatre femmes en réunion

Trouver l’entreprise à reprendre 

Après la réussite des deux premières étapes pour racheter une entreprise, l’entrepreneur peut maintenant s’intéresser à des sociétés précises. Il devra mettre toutes les chances de son côté et s’assurer de présenter son dossier à temps. 

Pour cela, l’entrepreneur devra rapidement comparer les caractéristiques de l’entreprise choisie avec son projet de reprise. Cette étape se fera via un diagnostic rapide. Le but ici est d’effectuer une évaluation efficace du niveau d’opportunité. 

Échanger avec le cédant de l’entreprise 

Afin d’avoir un meilleur aperçu du fonctionnement de l’entreprise à reprendre en conditions réelles, il est indispensable pour l’entrepreneur de rencontrer le cédant. C’est l’occasion rêvée pour l’entrepreneur d’obtenir toutes les informations structurelles sur l’entreprise à reprendre

Dans le cas où la reprise serait prévue des salariés, le repreneur pourra demander à s’entretenir les personnes clés. Cette rencontre entre le cédant et l’entrepreneur est alors indispensable pour le bon déroulement de la procédure. 

Estimer l’entreprise et négocier 

Lors de cette étape, le repreneur d’entreprise discute avec le cédant pour récolter assez d’informations sur l’entreprise à reprendre. C’est suite à ces informations qu’il saura s’il veut continuer ou non la reprise de l’entreprise. À noter que les informations collectées vont permettre au repreneur de définir les fondations adéquates pour son futur business plan. 

L’entrepreneur devra tenir compte du capital financier et humain de l’entreprise à reprendre pour l’évaluer.

Une fois que toutes les informations nécessaires ont été collectées, l’entrepreneur peut maintenant passer à la mise en place :

  • De diagnostics ;
  • De retraitements économiques ;
  • Et enfin, à l’application des méthodes d’évaluations appropriées.

Établir une lettre d’intention 

Comme mentionné plus haut, le repreneur doit effectuer certains diagnostics et évaluations d’entreprise et bien établir son business plan. C’est après qu’il devra formaliser son accord avec le cédant de l’entreprise à reprendre. Il peut être important durant la procédure d’échanger des informations confidentielles portant sur le fonctionnement de l’entreprise. 

À ce moment, le cédant devra confirmer le sérieux de l’intention de l’entrepreneur. Ce dernier doit donc adresser une lettre d’intention avant même le début des négociations. L’objectif à travers cette lettre est de définir un cadre sur les futures négociations

Cela permettra de valider l’intérêt au niveau de chaque partie afin de rapidement trouver un accord convenable. En un mot, le début des formalités officielles pour le rachat d’entreprise est marqué par la rédaction de la lettre d’intention.

Effectuer des audits 

Encore appelés due diligence, les audits d’acquisition représentent des diagnostics avec objectif l’évaluation de plusieurs aspects de la reprise de l’entreprise. C’est une solution simple qui permet de certifier les informations fournies par le cédant. Il faut savoir que chaque audit soulève un enjeu précis de reprise. Concernant l’ensemble des audits, il permet d’évaluer le prix de cession pour une meilleure évaluation de l’opportunité. 

Établir un plan de reprise d’entreprise 

Le plan de reprise d’entreprise à la même portée que le business plan pour la création d’entreprise. Ce document formel indispensable permet au repreneur d’élaborer la stratégie ainsi que les objectifs de l’acquisition

Son rôle est de démontrer la viabilité et le réalisme du projet de reprise de manière objective. Aussi, si l’entrepreneur souhaite demander un financement auprès d’une banque ou un autre organisme de prêt, il devra présenter ce document.

Entamer les négociations du rachat 

Avant d’entamer des négociations sur le rachat avec le cédant de l’entreprise, le repreneur devra estimer si le projet de reprise est une opportunité intéressante. Pour cela, le repreneur doit vérifier les informations qui lui seront transmises. À cet effet, les négociations ne concerneront pas les fondements de la reprise. 

Elles porteront plutôt sur certains éléments en particulier : le choix de reprendre tout le fonds d’une entreprise ou plutôt ses titres. Il faut savoir que le montage juridique de la reprise sera impacté par l’issue des négociations. Il faut donc veiller à les organiser avant d’établir les formalités administratives. 

Réaliser le montage juridique 

Le montage juridique est l’étape qui consiste en la modification ou à la conservation du statut de l’entreprise (vu le changement de propriétaire). Les conditions de reprise peuvent différer selon la forme juridique de l’entreprise.

Par exemple, si l’on souhaite racheter une entreprise individuelle, il n’y a que l’acquisition de son actif qui soit possible (son fonds de commerce ou son fonds artisanal). À l’opposé de la création d’entreprise, le montage juridique de la reprise d’une entreprise engage plusieurs acteurs. Cela représente davantage un enjeu de diplomatie entre le cédant de l’entreprise et le repreneur. 

Établir les formalités du rachat d’entreprise 

Une fois qu’un protocole d’accord est signé, les formalités administratives du rachat d’une entreprise prennent vie. Ce document juridique permet d’énumérer tous les points de la négociation. Il permet également de formaliser légalement l’accord auquel sont parvenus les deux acteurs (conditions et modalités de reprise).

Dans le cas où des financeurs seraient sollicités, ce n’est qu’après la signature du protocole d’accord que les fonds correspondant à l’emprunt ou au don seront débloqués. 

Ensuite, l’acte de cession définitive est signé par le cédant et le repreneur. Suite à cela, les formalités administratives sont semblables à celle d’une création d’entreprise. En complément, il y aura la reprise des titres de société et du fonds de commerce ou artisanat.

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