La fiche de cadrage du repreneur d’entreprise est un outil important :

C’est en quelque sorte un CV élargi pour synthétiser votre ambition de reprise.

Vous pourrez le laisser comme support en première approche lors de vos rencontres avec des cédants ou des partenaires (cabinets de transmission d’entreprise, conseils, banquiers, …)

Cet article n’est pas là pour proposer des exemples de fiche repreneur car vous pourrez facilement trouver des exemples sur internet ou les modèles types du CRA ou des CCI qui sont très bien faits.

Pour être utile, votre document doit contenir à minima : Votre parcours,  les secteurs d’activités que vous ciblez, votre secteur géographique possible et votre surface financière (apport disponible).

Il faut trouver le bon curseur entre une recherche ciblée trop précisément (une société de mécanique générale située à trois kilomètres maximum du lac d’Annecy) et une sélection infinie de métiers et de lieux qui sera illisible pour vos interlocuteurs.

Si vous ressentez le besoin de présenter plus en détail vos expériences passées vous pouvez toujours joindre votre CV classique ou le lien vers votre profil Linkedin.

Réflexions pour améliorer votre fiche de cadrage repreneur :

Mon objectif est plutôt de vous proposer ici quelques questions pour renforcer son contenu et vous permettre de vous différencier :

  • Est-ce que vous aimeriez reprendre une entreprise dans laquelle vous feriez des déplacements professionnels. Locaux ? dans tout le pays ? à l’étranger ?
  • Est-ce que vous préférez une activité avec un “panier moyen” élevé ou alors vous privilégieriez une clientèle plus éclatée avec des transactions multiples
  • Est-ce que vous avez une expertise différenciante que vous pourriez amener à l’entreprise (e-commerce, informatique, techniques de vente…)
  • Est-ce que vous seriez rebuté par une forte dépendance horaire par rapport aux clients ? (comme dans les concessions automobiles)
  • Est-ce que vous êtes à l’aise avec les entreprises qui auraient une forte cyclicité ou saisonnalité ?
  • Est-ce que pouvez travailler dans une langue étrangère ?
  • Est-ce que votre conjoint ou un autre membre de votre famille à vocation à participer ?
  • Quel est votre besoin de rémunération personnel à terme ?

En conclusion, il n’est pas rare que les repreneurs tombent sous le charme d’une entreprise éloignée des critères initiaux… donc n’hésitez pas à la mettre à jour de temps à autre (c’est une occasion de maintenir le contact) et à vous concentrer pour déterminer d’avantage vos critères d’exclusions que la cible parfaite.

Article rédigé par Thomas Blanc pour MG