Comment évaluer le prix d’une société avant sa cession ?

Aucune formule mathématique ou infaillible ne permet de déterminer avec exactitude le prix d’une société.

Une bonne évaluation de la valeur marchande d’une société passe par l’application de plusieurs critères tels que : la valeur comptable et le prix qu’un acheteur serait prêt à mettre (pendant les négociations). D’autres méthodes permettent une évaluation financière approximative de la valeur de votre entreprise. Une présentation de ces diverses méthodes serait d’une grande utilité pour plus d’un.

Voici les critères et méthodes pour évaluer le prix d’une société.

La valeur comptable de la société

La détermination de la valeur comptable d’une société nécessite :

  • L’estimation des actifs de la société
  • L’estimation des revenus récurrents et de la rentabilité
  • La prise en compte des dettes

Estimation des biens de la société

Il est évident qu’un acheteur désireux de reprendre une société estimera la qualité de ses actifs, à savoir : les stocks, le matériel de production, les véhicules…

Il faut tenir un inventaire des actifs de la société et d’évaluer leur valeur résiduelle. On pourra regarder la durée de vie des actifs et prendre en compte le montant de l’amortissement comptable pratiqué dessus.

valeur actuelle

Cela permet d’obtenir la valeur marchande comptable des biens mobiliers à l’instant précis.

Dans le cas où la société disposerait de biens immobiliers comme des bureaux annexes ou des entrepôts, un notaire, un expert ou une agence immobilière devraient intervenir avant de procéder à une évaluation immobilière.

Analyse des revenus et de la rentabilité

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Un bilan du flux de trésorerie des trois dernières années est également important. Faites la moyenne de ce bilan tout en prenant la peine de retirer les recettes et dépenses exceptionnelles. Cette approche permet de ne pas gonfler les revenus de la société. L’estimation des revenus à venir est la partie la plus importante.

Plus clairement, la valeur de votre société repose sur l’avenir qu’elle a devant elle. Moins elle sera lucrative à l’avenir, et moins elle vous rapportera à la vente. Il est plus facile d’estimer les revenus à venir d’une entreprise en se basant sur les contrats de longue durée avec les clients.

S’il n’y en a pas, il est possible de procéder à l’estimation grâce à la courbe de croissance observée au cours des dernières années. Si vous avez eu des résultats médiocres en termes de revenus et que votre technologie est prometteuse, la valeur de la société sera toujours haute.

La négociation entre le vendeur et l’acheteur

Pour effectuer la cession des parts sociales d’une entreprise, la négociation ne doit surtout pas être négligée. Déjà, il serait idéal de savoir combien l’acheteur serait prêt à mettre pour reprendre votre affaire.

À partir de ce moment, vous pouvez décider de procéder à une négociation avec l’acheteur ou évaluer votre bien si le prix de vente ne vous arrange pas.

Les méthodes d’évaluation financière du prix de cession d’une société

Une multitude de méthodes permet de déterminer la valeur financière d’une société. La similitude entre ces méthodes d’évaluation et les critères d’estimations est évidente. Toutefois, elles n’en restent pas moins particulières. Voici quelques méthodes :

  • L’évaluation par comparaison ;
  • L’évaluation axée sur la valeur patrimoniale ;
  • L’évaluation axée sur la rentabilité et le chiffre d’affaires.

Se comparer aux entreprises identiques vendues récemment

Cette première méthode d’évaluation consiste à valoriser la société en observant les prix pratiqués sur le marché s’agissant de vente de société du même secteur d’activité et des secteurs alentour. Dès lors, vous aurez une idée précise des prix de cession des affaires similaires.

Généralement, cette méthode est employée dans les cas de cessions de fonds ou artisanaux et des commerces à l’instar des boulangeries, des restaurants, des brasseries, des boucheries, des boutiques, etc. Il existe des statistiques d’évaluation par corps de métiers permettant une évaluation plus objective.

L’évaluation axée sur la valeur patrimoniale

Le patrimoine d’une entreprise fait partie des premiers critères pour évaluer son prix. Ainsi, pour déterminer sa valeur, on évalue la valeur de ses actifs tout en y retranchant les dettes et en effectuant les retraitements. Cela passe par une intégration des potentielles plus-values latentes et une élimination des éléments sans valeur afin d’obtenir l’actif net comptable.

La limite de cette méthode est qu’elle se base sur le passé et ne prend pas en compte le potentiel futur de l’entreprise. Elle est beaucoup plus convenable aux entreprises de production ayant une activité stable.

Pour des entreprises récentes en développement ou sans outil de production, l’idéal serait de ne pas employer cette méthode. Il est évident que l’évaluation financière d’une entreprise est plus que complexe. Il faudra analyser plusieurs éléments afin de mener à bien cette évaluation.

4 personnes analysent des données avec des courbes statistiques

L’évaluation axée sur la rentabilité et le chiffre d’affaires

Elle consiste à valoriser la société en tenant compte de ce qu’elle génère comme revenus. La technique de calcul à base de flux de trésorerie prévisionnels est la plus employée. Le terme technique désignant cette méthode est : DCF. Il s’agit d’établir un business plan à travers cette technique.

Ensuite, il faudra calculer les flux de trésorerie que peut générer l’activité sur les années à venir (se projeter sur 5 ou 10 ans).

  • La méthode DCF implique la prévision des flux de trésorerie après impôts en utilisant le calcul : résultat d’exploitation — impôts sur le résultat d’exploitation + dotations aux amortissements — investissements — variation du besoin en fonds de roulement de l’activité.
  • Elle implique également d’actualiser les flux de trésorerie jusqu’à l’infini suivant le taux de rentabilité exigé par les investisseurs.

L’inconvénient de la méthode DCF réside dans le fait qu’elle soit essentiellement basée sur des hypothèses retenues. La rigueur dans l’établissement des prévisions devient nécessaire dès lors.

Cette méthode est idéale pour les entreprises en développement à l’instar des start-up et des entités enregistrant une forte croissance. Contrairement à l’évaluation patrimoniale, la méthode DCF peut s’appuyer sur les données du passé, mais aussi sur celles du futur. L’autre bémol de cette méthode est qu’elle néglige le patrimoine de l’entreprise. Cet état de choses pose un réel souci en présence d’importants actifs immobilisés.

Les facteurs pour justifier le prix de sa société

Plusieurs facteurs peuvent impacter, à la hausse ou à la baisse, la valorisation d’une entreprise. Il s’agit entre autres de :

  • L’emplacement du magasin ;
  • La composition de la clientèle ;
  • L’état du matériel et des outils de production ;
  • L’état des points de vente ;
  • La réputation ;
  • La notoriété de l’entreprise ;
  • Les marques de l’entreprise ;
  • Les perspectives de la zone géographique, etc.
Facteurs transmission d'entreprise
Facteurs clés qui génèrent la valeur d’une entreprise à vendre, par MatchingValue.com

Il ne s’agit pas d’une liste exhaustive, car plusieurs autres paramètres peuvent entrer en compte.

En France, l’évaluation de la valeur d’une société doit être effectuée par un expert : consultant en transmission d’entreprise, expert-comptable… Il est préférable de déléguer compte tenu des enjeux de l’opération de reprise.

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