Vendre une entreprise de plomberie : guide complet 2026 du prix de cession

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Vous dirigez une entreprise de plomberie et vous envisagez de céder votre affaire. Bonne nouvelle : la plomberie reste l’un des métiers du second œuvre les plus recherchés par les repreneurs en France, avec des transactions qui se concluent généralement entre 80 000 € et 600 000 € pour une entreprise indépendante de moins de 10 salariés, et bien davantage pour les structures dépassant le million d’euros de chiffre d’affaires. Carnet de commandes alimenté par la réglementation (mise aux normes, transition énergétique, pompes à chaleur), forte récurrence des contrats d’entretien, demande structurellement supérieure à l’offre artisanale : tous les ingrédients d’une bonne cession sont réunis. Encore faut-il préparer la vente avec méthode pour ne pas laisser 20 à 30 % de la valeur entre les mains de l’acquéreur. Cet article s’adresse au dirigeant qui vend — pas au repreneur — et détaille les leviers concrets pour vendre une entreprise du BTP au juste prix, en s’appuyant sur les pratiques de cession observées dans le secteur. Avant toute mise sur le marché, la première étape reste la même que pour toute société : connaître précisément la valorisation de votre entreprise.

Pourquoi le marché de la plomberie attire toujours les repreneurs en 2026

Selon la Fédération Française du Bâtiment, le secteur de la plomberie-chauffage-sanitaire compte près de 36 000 entreprises actives, dont plus de 95 % de TPE de moins de 10 salariés. Ce tissu artisanal est confronté à une vague de départs à la retraite massive : sur les prochaines années, plusieurs milliers d’entreprises de plomberie devront trouver un repreneur. Côté demande, les besoins ne faiblissent pas — rénovation énergétique, remplacement des chaudières au fioul, pompes à chaleur, mise aux normes d’installations vétustes, entretien des chauffe-eau et chaudières gaz. Un véritable marché porteur pour qui prépare correctement sa cession.

Pour le cédant, cette tension entre offre limitée et demande croissante de repreneurs constitue une opportunité. Votre entreprise de plomberie ne sera pas analysée comme un simple commerce de proximité mais comme un actif générateur de cash-flow récurrent. Les acquéreurs raisonnent en multiple d’EBE (Excédent Brut d’Exploitation), en part de chiffre d’affaires sécurisé par les contrats d’entretien, en taux de dépendance au dirigeant. C’est une logique d’investisseur ou de stratège bâtiment, pas de simple commerçant — ce qui change profondément la manière de présenter votre dossier.

Les profils d’acquéreurs sont eux-mêmes diversifiés : artisans plombiers déjà installés cherchant à constituer un petit groupe régional, groupes BTP en croissance externe ciblant la plomberie-chauffage pour compléter leur offre, repreneurs individuels en reconversion (cadres techniques, ingénieurs, anciens responsables travaux), holdings patrimoniales constituant un portefeuille d’actifs artisanaux. Chacun a ses propres critères de valorisation, ce qui ouvre plusieurs angles de négociation pour le cédant bien préparé.

Comment apprécier la valeur d’une entreprise de plomberie en 2026

La valorisation d’une entreprise de plomberie repose principalement sur trois approches complémentaires : le multiple d’EBE, le multiple de chiffre d’affaires (utilisé par l’administration fiscale comme barème indicatif) et la valeur patrimoniale. Connaître ces fourchettes vous évite de partir trop bas — ou de fixer un prix qui bloquera la vente.

Multiples de valorisation d'une entreprise de plomberie en 2026 : multiple d'EBE entre 2,5 et 6, multiple de chiffre d'affaires entre 15 % et 60 %
Multiples de valorisation observés sur le marché français pour une entreprise de plomberie en 2026.

Le multiple d’EBE : la référence du marché

Pour les entreprises de plomberie rentables et bien structurées, le multiple d’EBE constaté sur le marché français se situe généralement entre 3 et 5 fois l’EBE annuel retraité. Les structures les plus attractives — équipe stable, part importante de contrats d’entretien récurrents, faible dépendance au dirigeant, parc véhicules récent — peuvent atteindre 5 à 6 fois l’EBE. À l’inverse, une plomberie très dépendante du gérant, sans CA récurrent et avec un matériel vieillissant, tombera à 2,5 ou 3 fois l’EBE. Pour aller plus loin sur cette approche, consultez notre dossier sur la méthode des multiples en valorisation d’entreprise.

Le multiple de chiffre d’affaires : un repère secondaire

Le barème de l’administration fiscale prévoit pour la plomberie-chauffage-sanitaire une fourchette de 15 % à 60 % du chiffre d’affaires annuel TTC. Cette fourchette très large traduit l’hétérogénéité des situations : une entreprise dépendante du gérant et sans actifs sera proche du plancher (15-25 %), tandis qu’une structure organisée, avec contrats d’entretien et équipe autonome, atteint 40-60 %. La Fédération Française du Bâtiment retient également une approche par les bénéfices : une entreprise du BTP est généralement valorisée entre 5 et 6 fois le résultat moyen des 3 à 5 dernières années.

La valeur patrimoniale : matériel, véhicules, bail

L’approche patrimoniale, particulièrement utile en cas de faible rentabilité, additionne la valeur du fonds (clientèle, enseigne, droit au bail), du parc véhicules (4 à 10 utilitaires selon la taille), de l’outillage spécialisé, du stock de matières (cuivre, PER, raccords, sanitaires) et du matériel d’atelier. Pour une entreprise de plomberie de 5 salariés, cette base patrimoniale représente fréquemment 80 000 à 200 000 €, à ajouter ou comparer à la valeur de rendement.

Exemple chiffré

Une entreprise de plomberie générant 750 000 € de chiffre d’affaires et 95 000 € d’EBE annuel retraité se valorise typiquement entre 285 000 € (multiple 3) et 475 000 € (multiple 5). L’écart de 67 % entre ces deux bornes illustre l’importance de la préparation : c’est précisément cette amplitude que vous pouvez capturer en travaillant votre dossier 12 à 24 mois avant la mise sur le marché.

Les 7 leviers qui font basculer la valorisation à la hausse

Au-delà du calcul mathématique, certains éléments déterminent dans quelle fourchette votre entreprise du BTP sera valorisée. Les travailler en amont est l’investissement le plus rentable que vous puissiez faire pour préparer la vente.

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1. La part de chiffre d’affaires récurrent (contrats d’entretien). Un CA récurrent supérieur à 20 % du CA total est considéré comme très bon dans le secteur. Contrats d’entretien chaudière, contrats de maintenance copropriété, abonnements de dépannage : ces revenus rassurent fortement le repreneur sur la pérennité du carnet de commandes. Comptez jusqu’à +1 point de multiple d’EBE pour une entreprise ayant 25 à 30 % de CA récurrent.

2. L’autonomie de l’équipe et la faible dépendance au dirigeant. Un chef d’entreprise plombier qui chiffre tous les devis, suit tous les chantiers et gère personnellement les clients représente un risque pour l’acquéreur. À l’inverse, une équipe organisée (chef d’atelier, conducteur de travaux, secrétariat opérationnel) permet une cession sans rupture. C’est le facteur le plus puissant pour faire monter le multiple.

3. La diversification du portefeuille clients. Une entreprise dont 40 % du CA vient d’un seul client (syndic, bailleur social, promoteur) inquiète. Une clientèle équilibrée — particuliers, syndics, architectes, entreprises générales, marchés publics — vaut significativement plus.

4. La qualité du parc véhicules et de l’outillage. Un parc d’utilitaires récents (moins de 5 ans), équipés et identifiés à l’enseigne, est un atout. À l’inverse, un parc vétuste qui devra être renouvelé par le repreneur génère une décote immédiate de 15 à 25 000 € par véhicule à remplacer.

5. Les qualifications et certifications. RGE QualiPAC, RGE Qualibat, RGE QualiBois, Qualigaz, attestation de capacité fluides frigorigènes : ces certifications sont aujourd’hui indispensables pour intervenir sur les pompes à chaleur, les chaudières gaz, les climatisations. Une entreprise détenant l’ensemble des qualifications et ayant un référent technique identifié vaut nettement plus qu’une plomberie sans agrément spécialisé.

6. La rentabilité réelle (et son explication). Un EBE bien documenté, expliqué et retraité (rémunération dirigeant alignée sur le marché, frais personnels neutralisés, charges exceptionnelles isolées) facilite l’acceptation du prix. Les comptes de résultat des 3 derniers exercices doivent montrer une trajectoire claire — idéalement stable ou en croissance.

7. La qualité du bail commercial et de l’atelier. Un local technique adapté (zone artisanale ou périphérie accessible), avec stockage, accès véhicules, durée résiduelle de bail supérieure à 6 ans et loyer cohérent avec le marché, est un atout structurel. Un bail proche de l’échéance ou non renouvelable peut faire chuter le prix de cession de 10 à 15 %.

Préparer la cession : les documents à constituer en amont

Comme pour toute cession d’entreprise du BTP, la qualité du dossier de présentation conditionne directement le prix obtenu. Un dossier flou, des chiffres approximatifs ou des justificatifs manquants amèneront systématiquement le repreneur à négocier à la baisse — ou à abandonner la transaction. Voici les pièces que tout acquéreur sérieux exigera de vous :

  • Comptabilité complète sur 3 à 5 exercices : bilans, comptes de résultat, liasses fiscales déposées, déclaration de TVA, attestations sociales et fiscales à jour
  • Détail du chiffre d’affaires par typologie : neuf / rénovation / entretien / dépannage, et par segment client (particuliers / syndics / pros)
  • Liste des contrats d’entretien en cours avec montant annuel, durée, conditions de renouvellement
  • Carnet de commandes et planning chantiers sur 3 à 12 mois
  • Inventaire détaillé du matériel : véhicules (carte grise, factures, kilométrage, état), outillage spécialisé, stock atelier valorisé
  • Bail commercial complet : contrat, avenants, état des lieux, taxe foncière
  • Liste des qualifications et certifications (RGE, Qualigaz, attestations fluides) avec dates d’échéance
  • Organigramme et registre du personnel : contrats, ancienneté, qualifications de chaque salarié
  • Liste des principaux fournisseurs avec conditions tarifaires et historique
  • Attestations d’assurance décennale et responsabilité civile pro à jour

Ce dossier constitue votre dossier de présentation de cession. Sa qualité est l’un des trois facteurs les plus discriminants identifiés sur le marché des PME du bâtiment, avec la rentabilité et l’organisation interne. Avant d’envoyer ce dossier à un repreneur, signez systématiquement un accord de confidentialité — c’est non négociable.

Cession du fonds de commerce ou cession des parts et actions : quelle structure choisir ?

Le type de cession a un impact direct sur la fiscalité du vendeur, sur les garanties demandées et sur la complexité juridique de l’opération. Deux options principales s’offrent à vous.

Cession du fonds de commerce (ou fonds artisanal)

Vous cédez les éléments incorporels (droit au bail, clientèle, enseigne, contrats d’entretien transférables, qualifications RGE rattachées) et corporels (véhicules, outillage, stock, mobilier d’atelier). L’acquéreur reprend l’activité dans sa propre structure ou en nom propre. Avantages : périmètre clair, l’acheteur ne reprend pas le passif social ni les dettes antérieures, séquestre du prix encadré pendant 3 à 5 mois pour protéger les créanciers. Inconvénients : fiscalité du vendeur souvent moins favorable que la cession de titres, droits d’enregistrement à la charge de l’acquéreur (3 à 5 % au-delà de 23 000 €), nécessité d’informer la mairie (droit de préemption), publication au BODACC et dans un journal d’annonces légales obligatoires.

Cession des parts et actions de la société (SARL, SAS)

Si votre entreprise de plomberie est exploitée en société (cas le plus fréquent au-delà de 3 salariés), vous pouvez céder les parts sociales ou les actions plutôt que le fonds. Avantages : exonération d’impôt sur la plus-value possible sous conditions (article 238 quindecies du CGI pour les cessions inférieures à 500 000 €, abattement renforcé pour départ à la retraite, article 150-0 D ter), continuité juridique des contrats en cours (clientèle, qualifications, contrats fournisseurs, marchés publics conservés sans interruption). Inconvénients : l’acquéreur reprend tout le passif de la société, ce qui implique une due diligence renforcée et une garantie d’actif et de passif (GAP) qui engage votre responsabilité pendant 2 à 3 ans après la vente.

Le choix entre les deux modes dépend de votre situation patrimoniale, de votre âge, de la rentabilité de la société et de la fiscalité de votre plus-value. Un échange avec votre expert-comptable et un cabinet de cession spécialisé est indispensable avant toute décision.

Comment trouver le bon repreneur pour une entreprise de plomberie

Trouver le bon repreneur est souvent l’étape la plus longue : il faut compter 6 à 18 mois entre la décision de vendre et la signature de l’acte de cession. Plusieurs canaux se complètent.

Le réseau professionnel direct : confrères artisans, fournisseurs (négoces de plomberie comme Cedeo, Brossette, Richardson, PUM), syndic professionnel, CAPEB. C’est souvent par ce canal que se concluent les meilleures transactions, sous accord de confidentialité strict.

Les bourses spécialisées : Transentreprise, CAPEB Transmission, Bourse de la transmission Bpifrance, plateformes du réseau des Chambres de commerce et de l’industrie (CCI). Annonce courte, anonymisée, avec les chiffres clés.

Les cabinets de cession et conseils en transmission spécialisés dans le BTP : ils disposent d’un fichier qualifié de repreneurs (ingénieurs en reconversion, groupes en croissance externe, fonds d’investissement spécialisés artisanat). Leurs honoraires (success fee de 4 à 8 % du prix de cession) sont compensés par un prix de vente généralement supérieur de 15 à 25 % à une vente « en direct ». Pour les cessions au-delà de 500 000 €, c’est souvent le choix le plus rentable. Découvrez les critères pour choisir un expert en transmission d’entreprise.

L’approche directe d’acquéreurs cibles : groupes BTP régionaux, ETI plomberie multi-sites, holdings du secteur. Cette approche est particulièrement efficace pour les entreprises de plus de 1,5 M€ de CA.

Cas pratique : la cession d’une entreprise de plomberie-chauffage à 520 000 €

Cas pratique : cession d'une entreprise de plomberie-chauffage passée de 270 000 € à 520 000 € en 15 mois grâce à 5 leviers de préparation
Plan d’action sur 15 mois : comment la valorisation d’une plomberie-chauffage est passée de 270 K€ à 520 K€.

Patrick, 59 ans, dirigeait depuis 22 ans une entreprise de plomberie-chauffage en région Auvergne-Rhône-Alpes : 8 salariés, 6 utilitaires, atelier de 280 m², CA de 1,1 M€, EBE retraité de 110 000 €, clientèle mixte (60 % particuliers, 30 % syndics, 10 % marchés publics). Son objectif : céder pour un projet personnel, en optimisant le prix et la fiscalité de la transmission.

L’analyse initiale a fait apparaître trois faiblesses : une forte dépendance au dirigeant (Patrick chiffrait 70 % des devis et gérait personnellement les marchés publics), un CA récurrent limité à 12 % (peu de contrats d’entretien), et un parc véhicules à moitié vieillissant. Sur cette base, la première fourchette de valorisation s’établissait entre 270 000 € (multiple 2,5) et 385 000 € (multiple 3,5).

Quinze mois avant la mise sur le marché, Patrick engage un plan structuré : recrutement et formation d’un conducteur de travaux pour reprendre 60 % du chiffrage devis, lancement d’une offre de contrats d’entretien annuels (chaudière + sanitaire) commercialisée par mailing à toute la base clients, renouvellement de 3 utilitaires, formalisation d’un référent technique RGE distinct du dirigeant, refonte du dossier de cession avec retraitement des comptes par l’expert-comptable, et signature d’un mandat avec un cabinet de cession spécialisé bâtiment.

Résultat à la mise sur le marché : CA stabilisé à 1,15 M€, EBE retraité porté à 130 000 €, CA récurrent passé à 22 %, équipe autonome démontrée par deux chantiers majeurs menés sans intervention directe du dirigeant. Quatre offres reçues en 4 mois. Cession finalisée à 520 000 € (multiple 4 sur EBE), avec accompagnement du repreneur sur 4 mois et clause d’earn-out limitée. Net des coûts de préparation (recrutement, mandat de cession, renouvellement véhicules), le gain de valeur s’est élevé à environ 180 000 € — soit un retour sur investissement très significatif.

Le conseil Matching Value : Une entreprise de plomberie se prépare à la cession comme une PME industrielle — pas comme un commerce qu’on met en vente du jour au lendemain. Les trois leviers à travailler en priorité sont la réduction de la dépendance au dirigeant, la montée en puissance des contrats d’entretien récurrents, et la formalisation des process et qualifications. Chaque levier travaillé en amont génère un retour direct sur le prix de vente, généralement supérieur à 3 ou 4 fois l’investissement consenti. L’erreur la plus coûteuse est l’inverse : mettre une plomberie sur le marché en l’état, sans préparation. Vous laissez alors 25 à 35 % de la valeur entre les mains de l’acquéreur, qui les transforme aussitôt en marge de négociation.

Les pièges à éviter quand vous vendez votre plomberie

Sur le marché de la cession d’entreprises de plomberie, les transactions qui échouent ou se renégocient à la baisse présentent presque toujours les mêmes faiblesses. En voici la liste, par ordre de fréquence.

⚠️ Piège n°1 : surestimer la valeur sans benchmark. Un prix de départ déconnecté du marché bloque les visites et décrédibilise immédiatement le cédant. Les bons acquéreurs comparent en permanence — ils savent à 10 % près ce que vaut votre entreprise du BTP. Faites évaluer votre société par un professionnel avant toute mise en vente.

⚠️ Piège n°2 : présenter des comptes « arrangés » pour le dirigeant. Rémunération hors marché, frais personnels passés en charges, déclarations partielles de chiffre d’affaires : ces éléments seront retraités par l’acquéreur lors de la due diligence et se retourneront contre vous. Mieux vaut présenter une comptabilité claire, quitte à expliquer les retraitements à effectuer pour reconstituer l’EBE économique réel.

⚠️ Piège n°3 : négliger la transmission des qualifications RGE. Les agréments RGE QualiPAC, Qualigaz, attestation fluides frigorigènes sont rattachés à une personne (référent technique) ou à la société. Si le repreneur ne peut pas les conserver, il perd l’accès à une partie significative du marché (aides MaPrimeRénov’, CEE). Anticipez la transmission ou la requalification 6 à 12 mois avant la cession.

Piège n°4 : oublier d’informer les salariés dans les délais. La loi Hamon impose d’informer les salariés au plus tard 2 mois avant la cession (entreprises de moins de 50 salariés) ou via le comité social et économique (50 à 249 salariés). Le non-respect expose à la nullité de la cession. Pour une plomberie de 5 à 10 salariés, c’est un point critique.

Piège n°5 : signer une garantie d’actif et de passif (GAP) trop large. En cession de titres, la GAP engage votre responsabilité financière pendant 2 à 3 ans après la vente. Plafond, durée, franchise, exclusions : chaque clause doit être négociée avec un avocat spécialisé. Une GAP non plafonnée peut transformer une belle cession en catastrophe.

Piège n°6 : laisser traîner le processus de vente plus de 18 mois. Au-delà, l’entreprise s’use, le dirigeant se démotive, les meilleurs salariés quittent le navire, le CA baisse — et le prix avec. Soit la cession se conclut en 12-18 mois, soit il faut repousser le projet et retravailler l’entreprise pendant 2 ans.

Une cession d’entreprise de plomberie, ça vaut combien ? Notre accompagnement

Vendre une entreprise de plomberie n’est pas une opération que l’on improvise. Entre la valorisation, la fiscalité, la confidentialité, la négociation et les formalités juridiques, c’est un parcours de 12 à 24 mois qui mérite un accompagnement professionnel. Notre cabinet accompagne chaque année des dirigeants de PME du bâtiment dans leur projet de cession, depuis le diagnostic initial jusqu’à la signature de l’acte. Pour démarrer, la première étape est simple : faire évaluer votre entreprise par un professionnel indépendant. Demandez votre valorisation d’entreprise gratuite et confidentielle sur Matching Value et obtenez une fourchette de prix réaliste sous 48 heures.

Questions fréquentes sur la vente d’une entreprise de plomberie

Combien vaut une entreprise de plomberie de 5 salariés ?

Pour une entreprise de plomberie de 5 salariés générant entre 600 000 € et 900 000 € de chiffre d’affaires et 70 000 à 110 000 € d’EBE retraité, la valorisation se situe typiquement entre 250 000 € et 450 000 €, soit un multiple d’EBE de 3 à 4,5. Le prix final dépendra surtout du CA récurrent, de la dépendance au dirigeant et de l’état du parc véhicules.

Faut-il vendre son fonds de commerce ou ses parts de société ?

Si vous êtes en société (SARL, SAS), la cession de parts et actions est généralement plus avantageuse fiscalement, surtout en cas de départ à la retraite (abattement de l’article 150-0 D ter). En revanche, l’acquéreur reprend le passif et exige une garantie d’actif et de passif. La cession de fonds de commerce est plus simple juridiquement mais souvent moins favorable fiscalement.

Combien de temps faut-il pour vendre une entreprise de plomberie ?

Comptez 12 à 18 mois entre la décision de vendre et la signature de l’acte de cession définitif. La préparation du dossier prend 2 à 3 mois, la recherche d’un repreneur 4 à 8 mois, les négociations et la due diligence 2 à 3 mois, et les formalités finales 1 à 2 mois. Un processus mal préparé peut s’étaler sur 2 à 3 ans, avec une perte de valeur progressive.

Quelle fiscalité s’applique à la vente d’une entreprise de plomberie ?

Pour une cession de parts/actions, la plus-value est soumise par défaut à la flat tax (30 % : 12,8 % IR + 17,2 % prélèvements sociaux). Des régimes d’exonération existent : article 238 quindecies (cession inférieure à 500 000 €), article 151 septies (petites entreprises individuelles), article 150-0 D ter (départ à la retraite). Pour une cession de fonds, les droits d’enregistrement sont à la charge de l’acquéreur. Un avocat fiscaliste et votre expert-comptable doivent valider la stratégie en amont.

Peut-on vendre une entreprise de plomberie qui n’est pas rentable ?

Oui, mais la valorisation s’appuiera principalement sur l’approche patrimoniale (véhicules, outillage, droit au bail) et non sur le multiple d’EBE. Les acquéreurs typiques sont alors des artisans installés cherchant à reprendre une clientèle et un parc à un prix de cession plus accessible. La fourchette de prix se situera entre 30 000 € et 150 000 € pour une petite entreprise non rentable, contre 250 000 € à 500 000 € pour une entreprise comparable rentable.

Comment trouver un repreneur en confidentialité ?

La règle absolue : ne jamais diffuser le nom de l’entreprise dans l’annonce de cession. Faire signer un accord de confidentialité (NDA) à chaque candidat avant tout envoi de dossier. Travailler de préférence avec un cabinet de cession qui filtre les candidatures et qualifie financièrement les repreneurs avant de transmettre les informations sensibles. La confidentialité est un enjeu majeur dans la plomberie : les salariés et clients ne doivent pas apprendre la vente avant la conclusion.

Quel est le rôle d’un cabinet de cession dans la vente d’une plomberie ?

Un cabinet de cession (ou conseil en transmission d’entreprise) accompagne le cédant sur l’ensemble du processus : valorisation, rédaction du dossier de présentation, identification et qualification des repreneurs, négociation, coordination avec les avocats et experts-comptables, accompagnement jusqu’au closing. Ses honoraires (success fee de 4 à 8 % du prix de cession) sont compensés par un prix de vente généralement supérieur de 15 à 25 % à une vente en direct, en plus de la sécurisation juridique du processus.

Author Profile
thomas blanc
Expert en transmission de TPE at Matching Value | 0978288506

Thomas Blanc est le fondateur de Matching Value, cabinet conseil en cession d'entreprise pour les dirigeants de PME et TPE. Basé à Lyon, il accompagne les opérations de transmission sur l'ensemble du territoire français.

Diplômé en finance (IAE Savoie Mont-Blanc), il a exercé pendant dix ans en cabinet d'expertise comptable et juridique avant de fonder Matching Value. Au cours de son parcours, il a accompagné plus de 400 dirigeants sur la gestion, la croissance et la transmission de leur entreprise, dans des secteurs aussi variés que l'industrie, les services B2B, le bâtiment, la santé et le commerce.

Son approche : croiser les méthodes financières reconnues (DCF, multiples sectoriels, approche patrimoniale) avec une analyse qualitative des facteurs qui font réellement varier le prix de cession — dépendance au dirigeant, qualité du portefeuille client, transmissibilité des contrats. L'objectif est de produire une valorisation défendable devant repreneurs, banquiers et conseils, pas un chiffre marketing.

Thomas Blanc intervient également comme formateur et auteur sur les sujets de valorisation et de transmission de PME. Il est joignable au 09 78 28 85 06 ou via son agenda de rendez-vous.

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